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7 (Model 7) |
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Format |
Année |
Pays |
Rareté |
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135 |
1961 |
Japon |
Rare |


Achat sur e-bay – 3 février 2016
Commentaire
Le succès incontestable du Modèle P conduit Canon à confier
à Masamichi Kakunodate la
conception d'une version haut de gamme. Ce sera le 7 avec cellule incorporée,
viseur à cadres multiples et télémètre à très grande base conçu pour recevoir
un nouvel objectif 50 mm ouvrant à 0,95, bel objet pesant 600 grammes ! En plus
de la classique monture au standard 39mm, une seconde comporte des ailettes
pour la baïonnette de cet objectif destiné à montrer le savoir-faire de Canon
en matière d'optique. Cet objectif est très cher et le reste encore de nos
jours, donc plus modestement, mon appareil est équipé d'un 50 mm ouvrant à 1,8
donnant toute satisfaction.
Au début des années 60, Canon n'amorce pas avec brio le
virage vers les appareils reflex, mais il continue à exceller dans les modèles
télémétriques ce qui lui assure une place confortable sur le marché et lui
permet de préparer la riposte qui se concrétisera en 1964 avec le FX. Mais cela
est une autre histoire…
Un bouton sélecteur, situé sur le capot, permet de choisir
l'un des cadres (35 - 50mm – 85/100 – 135) qui s'affichent dans l'immense et
clair viseur. Les mesures de la cellule sélénium sont lisibles sur la fenêtre
située à côté du sélecteur de vitesse. L'obturateur à plan focal, constitué de
rideaux d'acier, fonctionne de la seconde au 1/1000s. L'ouverture du dos est
sécurisée et s'effectue en deux temps : rotation de la clé logée dans la
semelle puis abaissement d'un ergot latéral. La prise synchro flash est située
latéralement et permet la fixation des modèles spécifiques. A noter, l'absence
de griffe porte accessoire ; un modèle spécifique est disponible en option.
Fabuleux appareil que ce "Model 7" qui sera
produit jusqu'en 1964 avec une production totale de 137 250 exemplaires !
Pendant les 3 années suivantes, il sera remplacé par le 7S qui embarque une
cellule Cds au lieu de la cellule sélénium. Ainsi s'achève la formidable
histoire des télémétriques à objectif interchangeables.
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N° Série |
N° Fiche |
Mc K |
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Boîtier
801445 Objectif
240824 |
921 |
180 |
Dimensions
140 x 31 x81 – Poids : 670 grammes, boîtier nu
Objectifs : Le Modèle 7 ne peut recevoir
l’objectif Canon 50 mm F 0,95 qu’au moyen de la baïonnette Canon spécialement
adaptée. Il peut cependant recevoir tous les objectifs à monture Canon à vis au
pas de 39 de 25mm à 1000 mm.
Obturateur : Plan focal à rideaux métalliques.
Vitesses d’obturation du 1/1000 s à 1 s, poses B et T et retardateur.
Posemètre : Intégré, couplé à la vitesse
d’obturation. Niveau de sensibilité de LV6 à LV19.
Viseur : Universel à cadres collimatés pour les objectifs Canon 35, 50, 85, et 135 mm.
La correction de parallaxe est automatique lors de la mise au point.
Monture d’objectif : A vis pas de 39 et monture à
baïonnette spéciale pour le Canon 50 mm F 0,95.
Mise au point : Télémétrique par superposition
d’image.
Avancement du film : Levier d’armement sur le capot.
Compteur de vue : Progressif à remise à zéro
automatique.
Rembobinage : Rapide avec cran de débrayage de
l’armement (Position R)
Film : Bobine 35 mm
Indicateur de
sensibilité du film : De 6 à 400 ASA (9 à 27 DIN) sur la molette des
vitesses de l’obturateur.
Synchro-Flash : FP et MX. Fiche de type
continental à 2 contacts.
Extrait de la notice d'utilisation gracieusement traduite
par Philippe membre du forum Chasseurs d'images
Utilisation du
posemètre :
L’utilisation du posemètre intégré au Modèle 7 permet de
déterminer aisément cette relation entre vitesse et diaphragme en fonction de
la lumière réfléchie sur le posemètre.
Lorsque le posemètre fait face au sujet à photographier,
l’aiguille du posemètre (cf.ci dessus) bouge en fonction des conditions de
lumière réfléchie. Une bonne exposition
peut être déterminée de la manière suivante :
- Sélectionnez la vitesse désirée sur la
molette crantée de l’obturateur
- Lisez la plage
d’ouverture proposée par le posemètre lorsque l’aiguille s’est stabilisée
- Affichez
l’ouverture retenue sur la bague des diaphragmes
Comment lire la mesure et déterminer le diaphragme à afficher ?
Entre l’aiguille et
l’échelle des diaphragmes (orange ou blanche suivant la sensibilité, vous
trouvez une « zone guide » noire et blanche. Lorsque l’aiguille se stabilise,
elle se trouve dans une zone noire ou blanche. Le bon diaphragme se trouve sur
l’échelle (orange ou blanche) face à la zone indiquée par l’aiguille. La
largeur de la zone vous permet de faire les corrections d’exposition que vous
estimez utiles en fonction des conditions d’éclairage.
Vous pouvez aussi
choisir en premier une ouverture de diaphragme, dans ce cas la bonne exposition
sera déterminée de la manière suivante :
- Affichez
l’ouverture désirée sur la bague des diaphragmes
- Sélectionnez la
vitesse sur la molette crantée de l’obturateur jusqu’à ce que l’aiguille du
posemètre se trouve en face de la valeur de diaphragme prédéterminée sur
l’échelle des valeurs d’ouverture.
Nota : Le posemètre ne peut être utilisé en pose « B » ou «
T », ni avec un flash. Lorsque vous utilisez le posemètre,
assurez-vous que votre main ne couvre
pas la cellule photo-électrique en façade.
Réglage de la sensibilité du posemètre

Généralement, on utilise le réglage « basse sensibilité » (point noir et échelle
blanche) en extérieur, à la lumière du jour. On préfèrera la « haute
sensibilité » (point orange et échelle orange) en intérieur ou en basses
lumières à l’extérieur.
En pratique, si votre sujet réfléchit beaucoup de lumière
sur la cellule, l’aiguille risque de sortir de l’échelle des valeurs du
posemètre, on réglera donc le posemètre sur le point noir et on lira l’échelle
blanche. A l’inverse, si votre sujet réfléchit peu de lumière sur la cellule,
l’aiguille risque de ne pas se positionner sur l’échelle de valeur (manque
d’impulsion électrique), on règlera alors le posemètre sur le point orange et
on lira l’échelle orange.